Mouvements Sociaux / Lons-le-Saunier

RASSEMBLEMENT DES RETRAITE·ES DU JURA A L'APPEL DE LA CGT

Le 2 avril dans toute la France, les retraité·es se sont mobilisé·es pour leur pouvoir d'achat, le développement des services publics, le droit à la santé, l'accès aux soins de qualité pour toutes et tous, une Sécurité Sociale assise sur les cotisations sociales.

Place de la Liberté à Lons le Saunier

Le rendez-vous des retraité·e·s jurassien·ne·s se situait sur la place de la Liberté, à Lons le Saunier, et a regroupé une cinquantaine de personnes à l’appel de l’Union Départementale de la CGT.

Voici des extraits de la prise de parole, au nom de l’Union syndicale des retraités CGT.

Depuis des mois, un discours dangereux s’installe : les retraité·e·s seraient des privilégiés, un poids pour la société, responsables des déficits publics. Nous le disons clairement : c’est faux, vous le savez tous, et c’est inacceptable.


Après plus de 42 années de travail, après avoir contribué toute leur vie à la richesse du pays, les retraité·e·s méritent le respect, pas le mépris. La réalité est toute autre. Aujourd’hui, 60 % des retraité·e·s vivent avec une pension inférieure au SMIC. Plus d’un quart survivent avec moins de 1000 € par mois. Et ce sont majoritairement des femmes.


Dans le même temps, tout augmente : l’énergie, l’alimentation, les loyers, les assurances, les transports. La hausse des coûts du carburant depuis le 8 mars dont 60 % est de la TVA, va permettre au gouvernement de faire rentrer de l’argent pour augmenter le budget militaire. Faire ses courses, se chauffer, se déplacer devient un combat quotidien. Et que font le gouvernement, nos députés ? Ils aggravent notre situation.


La loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2026, adoptée sans vote, a prévu l’augmentation du forfait hospitalier, l’augmentation du forfait urgences, et une nouvelle hausse des complémentaires santé. Se soigner devient un luxe pour les retraités.


Aujourd’hui des centaines de milliers d’entre nous renoncent à une mutuelle. Des centaines de milliers ne se soignent plus ou mal. Est-ce cela la justice sociale ?


Comme si cela ne suffisait pas, les modifications de la CSG ont entraîné une baisse directe des pensions pour de nombreux retraités dès ce début d’année.
Moins de revenus, plus de dépenses, voilà la réalité que vivent les 17 millions de retraités de ce pays.


Ces choix ne sont pas les fruits du hasard. Ils répondent aux exigences du patronat qui veut transférer toujours plus de charges sur les ménages, sur les familles, sur les retraités.


Si nous sommes là c’est que nous refusons cette logique. Nous refusons que les retraités soient les variables d’ajustement des politiques d’austérité. Nous refusons qu’on oppose les générations entre elles.Au contraire nous affirmons que la solidarité doit être au cœur de notre société.


Comme si cela ne suffisait pas, voilà que le patronat, avec l’appui de parlementaires voudrait voler aux 34 millions de salariés un jour férié, et pas n’importe lequel : le 1er mai, symbole de la lutte des travailleurs dans le monde entier. Nous appelons les députés, élus en notre nom, à refuser de voter cette loi scélérate.


C’est pourquoi aujourd’hui nous portons des exigences claires : la revalorisation immédiate de 10 % des pensions. Un accès réel aux soins pour toutes et tous, le développement des services publics sur tout le territoire, un financement juste et solidaire de la Sécurité Sociale, et le refus de remise en cause du 1er mai férié et rémunéré.


Nous appelons nos députés à entendre cette colère, à relayer ces revendications, et à agir. Car derrière les chiffres il y a des vies, nos vies. Derrière les décisions politiques il y a des conséquences humaines.

Camarades, l’heure n’est pas à la résignation, l’heure est à la mobilisation, l’heure est à la solidarité, l’heure est à la justice sociale. Nous ne lâcherons rien.