Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon
Non, les territoires ruraux ne sont pas acquis à l'extrême droite. Les premiers signataires de cette tribune, appellent à résister et à soutenir le programme "l'Avenir En Commun" et la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La seule voie capable de rompre avec l’ordre capitaliste, d’agir pour préserver le vivant, de faire revenir le progrès social dans nos campagnes et de battre l’extrême droite.
Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon
Les commentaires médiatiques et les sondeurs de pacotille enferment les habitants des campagnes de France dans le rôle de soutiens inconditionnels et aveugles à l’extrême droite.
C’est absolument faux. Si nous, habitant·es, élu·es, syndicalistes, militant·es politiques, associatifs et citoyen·nes, constatons la libération sans filtre de la parole et des actes racistes, encouragée par la lâcheté de nombreux responsables politiques de tous bords, nous refusons de nous y résigner.
Les leaders de la droite et de l’extrême droite, incarnés dans la ruralité par le patronat, les notables et les agri-managers, trouveront toujours sur leur chemin les ruraux héritiers des révoltes paysannes de 1789 et des maquis de la Résistance, prêts à dresser des barricades pour nos libertés et la démocratie, prêts à défendre les conquis comme notre système de protection sociale.
A la campagne comme en ville, la nouvelle France est aussi là. Familles monoparentales, retraité·es isolé·es, travailleurs et travailleuses immigré·es, saisonniers et saisonnières, travailleurs et travailleuses précaires, jeunes plus diplômés que jamais : la société rurale a profondément changé ces cinquante dernières années, elle est à l’image de la société. Les mobilisations des gilets jaunes nous l’ont montré par leur diversité et leur engagement.
Dans le même temps, les inégalités sociales explosent, matérialisées par la hausse ininterrompue des prix du logement, des loyers, de l’alimentation et de l’énergie. L’ultralibéralisme et la soumission au dogme du capitalisme mondialisé a fragilisé nos territoires, notre agriculture, nos artisan·es, nos commerces de bourg et nos PME. L’austérité a conduit à la fermeture de nos écoles et de nos petites maternités. L’absence de volonté politique a rendu l’accès aux soins cauchemardesque dans de nombreux territoires ruraux. Nos communes rurales sont étranglées financièrement et n’ont plus la capacité d’investir. Nos routes, nos trains, nos ponts et nos bâtiments publics ne reçoivent plus l’entretien nécessaire de la part de l’Etat. Les élu·es locaux, premier échelon de la République sont laissés pour compte de ces décisions prises au détriment des besoins des habitants.
Pour ne rien arranger, l’incapacité du gouvernement à bloquer les prix du carburant et à proposer des alternatives crédibles pousse un grand nombre d’entre nous au bord de l’abîme économique.
De plus en plus d’habitant·es des campagnes ont une expérience de la ville, par leurs études, leur travail ou leur enfance. Certain·es sont venus chercher un cadre de vie différent, d’autres un nouveau projet professionnel, agricole ou artisanal. La ruralité est d’abord un vécu et un attachement, bien avant d’être une condition uniforme. La majorité des travailleurs et travailleuses ruraux connaissent les mêmes formes de précarité que les habitant·es des quartiers populaires et des zones pavillonnaires. Nous avons bien plus en commun que ne veulent le faire croire ceux qui divisent le peuple à longueur d’antenne. Et nous avons envie de faire mieux, ensemble.
Pour toutes ces raisons, habitant·es, élu·es, syndicalistes, militant·es associatifs et citoyen·nes engagés, nous vous appelons sur melenchon2027.fr à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon et le programme « L’Avenir En Commun ». C’est la seule voie capable de rompre avec l’ordre capitaliste, d’agir pour préserver le vivant, de faire revenir le progrès social dans nos campagnes et de battre l’extrême droite.
Vous partagez cette tribune, vous pouvez rejoindre les 575 premiers signataires sur le lien :
https://framaforms.org/signataires-de-la-tribune-le-rural-en-commun-1779451584