Une vingtaine de personnes se sont rassemblées samedi 6 juin à 14 heures, place de la Liberté à Lons-le-Saunier, en soutien au peuple palestinien. À l’appel de plusieurs organisations et collectifs, des militants d’horizons divers — ATTAC, La France insoumise, le NPA, la FSU, la CNT ou encore la Confédération paysanne — ont pris la parole pour dénoncer la guerre menée par Israël à Gaza, en Cisjordanie et au Liban.
Au fil des interventions, les participants ont insisté sur les conséquences humaines du conflit, mais aussi sur ses dimensions politiques, sociales et agricoles.
«Une guerre contre la terre et contre les paysans»
Au nom de la Confédération paysanne, une militante a rappelé les liens qui unissent les luttes paysannes et la solidarité avec la Palestine. Elle a notamment évoqué la destruction de l’agriculture palestinienne, décrivant « une guerre de l’eau » menée contre les populations locales, l’arrachage d’oliviers centenaires et l’imposition d’un modèle agricole intensif tourné vers l’exportation.
« On se sent touchés par ce combat parce que c’est un combat pour la terre et un combat pour un modèle agricole qui est condamné », a-t-elle déclaré.
La représentante syndicale a également dénoncé la destruction de banques de semences paysannes et les difficultés rencontrées par les agriculteurs palestiniens pour préserver leurs cultures traditionnelles. Selon elle, les attaques contre l’agriculture s’inscrivent dans une volonté plus large d’effacer l’identité et la culture palestiniennes.
Elle a enfin invité les participants à se rendre au festival de soutien à la Palestine organisé le lendemain près de Louhans, consacré notamment aux questions agricoles et paysannes.
«La destruction méthodique d’un peuple»
Prenant ensuite la parole au nom de La France insoumise, un militant a dressé un bilan humain particulièrement lourd des conflits en cours dans la région.
« Gaza, Liban, Cisjordanie, ce n’est pas une guerre contre tel ou tel mouvement, c’est la destruction méthodique d’un peuple », a-t-il affirmé.
L’orateur a dénoncé les violations du droit international et appelé la France à agir davantage face à la situation. Il a également établi un parallèle entre les combats menés pour les droits humains en Palestine et ceux conduits contre les discriminations en France.
« Le droit international, soit il s’applique pour tout le monde, soit il ne veut rien dire », a-t-il lancé devant les participants.
Les prisonniers palestiniens au cœur de l’intervention d’ATTAC
L'intervention d'ATTAC s'est concentrée sur la question des prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.
La militante a dénoncé les arrestations massives, les détentions administratives sans jugement et des conditions de détention qu'elle a qualifiées d'inhumaines. Elle a évoqué les violences subies par les détenus et rappelé que plusieurs organisations internationales documentent depuis des années les atteintes aux droits des prisonniers palestiniens.
Pour ATTAC, le système carcéral israélien constitue un outil central de répression et participe au maintien d'un régime de domination sur la population palestinienne.
Un poème pour conclure
Le Nouveau Parti anticapitaliste a choisi de conclure le rassemblement par la lecture d'un poème en hommage au peuple palestinien.
« Je crie Free Palestine parce que le silence tue.
Je crie Free Palestine parce que l'injustice étouffe.
Je crie Free Palestine parce que chaque bombe est un mensonge de plus.
Je crie Free Palestine pour les mères en deuil, pour les enfants sans demain.
Je crie Free Palestine parce que leur lutte est notre dignité.
Je crie Free Palestine jusqu'à ce que le monde entier entende. »
Tou.tes solidaires avec le peuple palestinien
Les différents intervenants ont exprimé leur solidarité avec les populations palestiniennes, appelant à un cessez-le-feu immédiat et au respect du droit international. Plusieurs d'entre eux ont également invité le public à poursuivre les échanges lors du festival de soutien à la Palestine, le Festi’Palestine, organisé le lendemain à La Grange Rouge, à Chapelle Naude.